Reportage publié le 30 septembre 2010

Back to the Roots 2010, road trip organisé par Honda Suisse

Texte de Charles Donzé / Photo(s) de Zep Gori et Charles Donzé

Nous vous l’annoncions le 3 août dernier et nous vous convions à y participer. Je l’ai vécu ! Honda Suisse et le Club RedWing invitaient respectivement ses clients et ses membres à un voyage exceptionnel. Le voyage, qui se déroulait du 22 au 24 septembre, avait pour but, comme son nom l’indique, de retourner aux origines de la marque à l’aile rouge (RedWing Honda).

Au programme, chaque participant membre du Club RedWing et son passager ont droit aux prestations suivantes :

  • 1 sac à dos de marque Alpinestars
  • Visite d’Alpinestars à Asolo
  • Repas du soir (buffet) à Asolo le 22 septembre
  • Découverte du circuit d’Imola
  • Repas du soir (buffet) à Ancona le 23 septembre
  • Visite de l’usine Honda Italia Industriale S.P.A. à Atessa
  • En-cas (buffet) à Atessa le 24 septembre
  • 1 participation au tirage au sort à Atessa

Pas moins de 150 motos et 170 motards/-es ont participé à cet événement unique en son genre. Le groupe était composé de nombreux membres du Club RedWing, du staff de Honda Suisse ainsi que quelques journalistes de la presse motorisée suisse.

Les mordus de courses de vitesse ont eu la possibilité d’assister aux épreuves du championnat du monde SBK à Imola.

Le déroulement du voyage, en détails :

22 septembre (Asolo) : visite d’Alpinestars et repas du soir

Accueillis et puis guidés par Jeremy Appleton, PR d’Alpinestars, nous avons apprécié la visite du centre de production et de recherche d’Alpinestars. A Asolo se trouve tout ce qui a trait à la compétition (la recherche, le développement de nouvelles technologies, les tests matériels, …). C’est bien à Asolo que se situe la matière grise de la société Alpinestars. L’essentiel de la production dédiée au grand public est assurée en Asie, pour des raisons de coûts. La qualité des produits est préservée.

Fondé en 1963, le célèbre accessoiriste a débuté dans la conception de souliers de ski et de montagne, d’où le lien avec l’Edelweiss, fleur des Alpes. Puis, petit à petit, Alpinestars s’est spécialisé dans le sport motorisé (motocross, Moto GP, F1 et Nascar).

Durant la visite, nous avons admiré les couturières aux doigts de fées. Chaque morceau de cuir est présenté, assemblé, puis cousu. Ensuite, les nombreux logos des sponsors sont cousus aux endroits bien visibles.

Dans une autre salle, les pilotes ont leur sosie en résine synthétique ; en effet, les combinaisons, les gants et les souliers/bottes sont conçus sur mesure.

Après une chute sur circuit, les vêtements du pilote sont analysés : chaque griffure, chaque déchirure et chaque impact sont auscultés au microscope. Les ingénieurs y décèlent les anomalies et défauts et procèdent à de constantes améliorations. La technologie de pointe et les meilleurs matériaux sont utilisés et testés en compétition pour ensuite réaliser des vêtements et accessoires pour nous tous, Monsieur Tout-le-Monde et pilotes en herbe.


Actuellement, tout comme l’accessoiriste italien Dainese, Alpinestars procède à l’implantation d’un airbag dans ses combinaisons. Dans les faits, 48% des lésions suite à des chutes à moto se situent dans les régions des épaules, des clavicules et de la nuque. L’airbag se déclenche en 15 millisecondes et réduit la force d’un impact, par exemple, de 19kN à 2kN. L’efficacité d’un airbag, au vu de ces chiffres, n’est pas à démontrée. De plus, l’airbag est muni de deux cartouches de gaz, ce qui lui permet de se déclencher deux fois de suite. Le système de déclenchement de l’airbag se situe intégralement dans la bosse aérodynamique. A l’avenir, le but des ingénieurs est de réduire le poids de l’ensemble.

A ce sujet, une combinaison cuir d’un pilote comme Thomas Lüthi pèse environ 4’500gr ; à ceux-ci s’ajoutent les 500gr de l’airbag et une centaine de grammes pour les sliders. A titre informatif, une combinaison de pilote automobile en tissu ignifugé pèse moins d’un kilo.

Le département des tests qualité est tout simplement bluffant. Toutes les situations sont testées : frottement, plissement, abrasion, déchirement, friction, rayonnement UV, résistance à un impact, résistance à la chaleur, étanchéité... Les cuirs Alpinestars résistent excellemment à tous ces tests, nous avons pu le constater.


La journée s’est agréablement terminée par un repas typiquement italien dans un cadre idyllique. Le restaurant affichait complet et tout le monde était présent.


23 septembre (Imola – Ancona) : découverte du circuit d’Imola et repas du soir sur la plage

Le jeudi 23 septembre a été plutôt récréatif. En effet, nous avions la possibilité de rouler sur le très célèbre Autodrome Enzo et Dino Ferrari d’Imola. Il était d’abord prévu que nous fassions le tour du circuit en car. Finalement, c’est sur notre moto personnelle que nous nous sommes pris pour des Max Biaggi junior.

De la supersportive CBR1000 à la très luxueuse Goldwing en passant par le futuriste DN-01, chacune a eu le privilège de goûter à l’asphalte du circuit sur lequel aura lieu quelques jours plus tard les épreuves du championnat du monde SuperBike.



La journée s’est achevée par un repas dans un restaurant sur une plage dans les environs d’Ancona-Portonovo. Y étaient présents 150 membres du Club RedWing, le staff de Honda Suisse et une poignée de journalistes.

24 septembre (Atessa) : visite de l’usine Honda Italia Industriale S.P.A.

Le vendredi, le rendez-vous était fixé à l’usine Honda à Atessa. Dans cette usine sont produits la plupart des modèles deux-roues Honda (les motos CB1000R, Hornet, CBF600, CBF1000, Varadero, Varadero XL125V, Transalp, Deauville et les scooters S-Wing, PS125-150i, SH125-150i, SH300i) et tous les moteurs d’équipements divers (Honda Power Equipement : tondeuses à gazon, pompes, débrousailleuses, motoculteurs, …).

L’usine a été construite en 1971, car, à cette époque, l’Italie, qui représente un marché attrayant pour la vente de scooters, refusait l’importation de deux-roues étrangers. En 2009, ce ne sont pas moins de 105’000 scooters et motos qui sont sortis des lignes de production. La production de moteurs, elle, culmine à plus de 411’000 unités (année 2009). Jusqu’à présent, l’usine a produit plus de 2’000’000 de motos et plus de 4’000’000 de moteur Power Equipement. Durant une série d’assemblage (du châssis nu à la moto prête à l’expédition), toutes les 65 secondes, en moyenne, sort une moto. Bluffant ! On monte plus vite une moto qu’on la démonte...


La présentation de l’usine ainsi que la visite ont été dispensées par Silvio Di Lorenzo, Executive Vice President de Honda Italia Industriale S.P.A.. Toutes les étapes de la production nous ont été présentées : fonderie, moulage, découpe, soudure, peinture, assemblage, contrôle final et expédition. Nous avons été impressionnés par la propreté clinique des locaux, l’organisation des étapes de la production, du contrôle qualité des pièces produites puis assemblées entre elles. Au sujet de la qualité, il est important de relever que l’usine Honda se fournit d’aluminium dont la qualité et la pureté sont certifiées par un organe de contrôle interne.

La précision des robots et la parfaite maîtrise des matériaux est propre à la réputation de Honda. L’usine exporte dans tous les pays. Le Japon n’a pas une production particulière pour son marché. Les modèles cités plus haut sont exclusivement produits à Atessa. Contrairement à ce que l’on pourrait a priori imaginer, les normes de qualité sont identiques à celles imposées au Japon ; d’ailleurs, à chacune des usines Honda à travers le monde, un Japonais en est à la tête.

Notons quelques dates importantes :

  • 1971 : construction de l’usine
  • 1985 : sorties des XL125 et NS125
  • 1989 : sortie de la NX125
  • 1993 : sortie du Bali SJ50
  • 1994 : sortie de la Dominator NX650
  • 1995 : sortie de la CB500 et premier moteur Power Equipement
  • 1997 : sortie de la Transalp XL600
  • 2000 : sortie de la Transalp XL650
  • 2001 : sortie de la Hornet 600
  • 2003 : premier montage de l’ABS
  • 2007 : sortie de la nouvelle Hornet 600
  • 2009 : sortie de la CBF1000



25-26 septembre (Imola) : essais et épreuves du championnat du monde SBK

Le voyage pouvait, pour ceux qui le souhaitaient, se terminer en assistant aux essais et épreuves du championnat du monde SuperBike.




… et que serait un championnat du monde SBK sans ses charmantes demoiselles ?


Sincères remerciements à Honda Suisse pour l’invitation à ce voyage et pour la parfaite organisation de l’événement.
Carlito
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