Article du 26 Sep. 2011 08:05

Harley-Davidson Forty-Eight, Switchback et Fat Bob

Texte de Jimmy Gurtner
/  Photos de Michele Limina

Chez AcidMoto, le cruiser, on l’a découvert avec la Vmax 1700 ou encore la Triumph Thunderbird. Ce n’est que bien plus tard qu’une Harley s’est retrouvée à l’essai sur notre site. Un comble, tant le Sportster 1200 C nous avait séduit et fait revoir nos clichés sur la marque de Milwaukee. Pour nous faire culpabiliser encore, on vous rappelle que Harley-Davidson est numéro un des ventes moto en Suisse…

Heureusement, chez Harley, ils sont gentils et nous ont quand-même invités pour une séance de rattrapage: la présentation nationale et l’essai de leur gamme 2012, soit une vingtaine de motos! Comme le dirait un ami: Ah bin, là…

A défaut d’avoir pu toutes les essayer, voici quelques modèles qui risquent fort de cartonner en 2012!

Meet Bob, Fat Bob

Devant mon indécision au moment de choisir une première monture, on me conseille un modèle Dyna, le milieu de gamme H.-D., équipé du moteur 96 cubic inches. « Essaie le Fat Bob, tiens », me lance Dominique Collet responsable des ventes. Avec son gabarit de body-builder, sa robe noir mat et ses jantes mi-pleines un rien chromées, Bob en jette. En selle, mieux vaut mesurer plus d’1m80 sous peine de se sentir un peu chétif… Bon, on y va!

Dès le démarrage, on retrouve la magie des moteurs Harley. Ça vibre, ça bouge dans le cadre, ça semble chercher un peu son ralenti… c’est vivant! Au niveau sonore, l’ambiance est également là, même si quelques décibels de plus n’auraient pas été de refus. Malgré son gros gabarit, le Fat Bob s’emmène facilement à basse vitesse. Ce n’est que lors des manoeuvres que son poids se fera ressentir.

Une fois en route, ni la taille ni le poids de « Bob » ne posent problème. On passe d’un angle à l’autre facilement, avec un peu d’appréhension quand-même dans les virages plus serrés. Trois épingles plus tard, on se rassure: s’il n’affiche pas une aisance formidable dans les petits lacets, « Bob » tient tout de même la route.

De toute façon, la protection au vent, aussi limitée que la garde au sol, empêchera son pilote d’attaquer comme un sourd. Le moteur  96 cubic inches tire fort sur les bras et distille des sensations plaisantes. S’il se prend au jeu de l’arsouille, ce ne sera que brièvement et jusqu’à un certain point. Le Fat Bob reste assez physique et n’est pas taillé pour le sport. Proposé à 22'400 francs, le Fat Bob se vend déjà bien en Suisse et devrait poursuivre sur sa lancée en 2012.

L’essentiel:
Harley-Davidson Dyna Fat Bob
Couple: 126Nm
Poids en état de marche: 320kg
Prix: 22’400.- CHF

Forty-Eight: l’arme de séduction massive

Changement total d’ambiance en passant sur la Forty-Eight, épouvantail de la gamme Sportster et meilleure vente Harley en Suisse. Un équipement minimaliste, peu de chromes, une position appuyée sur les poignets, une selle en bois… C’est un café racer sauce Harley-Davidson qu’on chevauche!

« La Forty-Eight est une porte d’entrée pour beaucoup de nouveaux clients, m’explique Dominique Collet. Il touche une clientèle très jeune, qui souhaite se démarquer mais ne veut pas de cette image « moto de vieux » qui colle à Harley. » Effectivement, on voit mal un sexagénaire s’infliger un tour au guidon de la chose!

Dès les premiers tours de roue, on oublie l’inconfort absolument total de la selle: on est un pilote de course des années 50! La position très étrange, buste et pieds en avant, offre un ressenti inédit. Avec sa silhouette toute fine, la Fort-Eight s’emmène comme un vélo dans les virages. Les épingles, négociées tant bien que mal avec le Fat Bob, sont avalées en trois coups de cale-pieds! Quel bonheur! Le moteur, qu’on avait déjà apprécié sur le Sportster 1200 C, est parfaitement à sa place dans le cadre de la Forty-Eight. Les 66 chevaux sont bien présents et contribuent par leurs good vibes à l’ambiance rétro qu’on ressent au guidon. On regrette toutefois le manque de volume sonore, qui grève un peu les sensations.

Si l’on virevolte dans les courbes, on ne roule pas spécialement vite le reste du temps. Mais l’ambiance reste dynamique car après quelques kilomètres, la selle se rappelle à votre bon souvenir… Les suspensions, un peu raides aussi, n’améliorent pas le tableau et mettront à mal les motards les plus douillets. Moto du dimanche par excellence, la Forty-Eight se limitera aux sorties de loisir et ne se veut aucunement voyageuse. Sauf tendance masochiste, bien sûr.

L’essentiel:
Harley-Davidson XL 1200 X Sportster Forty-Eight
Couple: 98Nm
Poids en état de marche: 260kg
Prix: 14’600.- CHF

Switchback: le cruiser 2 en 1

La Switchback, c’est « la » nouveauté 2012 de la gamme Dyna. Pourvue du nouveau moteur 103 cubic inches, plus coupleux et puissant, elle propose un concept de modularité encore jamais vu du côté de Milwaukee. Ses valises rigides et son pare-brise sont en effet démontables à l’envi! On passe ainsi d’une routière à un cruiser classique, en multipliant par deux les possibilités d’utilisation.

Esthétiquement parlant, avec ou sans ses artifices routiers, la Switchback (traduisez changement arrière) est une réussite. Le coloris gris métal du modèle d’essai s’accorde bien aux chromes, tandis que les splendides jantes aux bords polis jouent avec le noir du châssis. La sortie d’échappement 2 en 1 chromée, surprenante chez Harley-Davidson, participe à cette réussite.

Une fois en selle, on se sent immédiatement à l’aise, les chaussures posées sur les larges repose-pieds et le dos bien droit. Le séant n’est pas en reste, avec une assise large et moelleuse. La Switchback se veut un mix des Dyna et du haut de gamme routier de Harley. En route, le confort est effectivement au rendez-vous. La protection offerte par le pare-brise est appréciable et l’espace de rangement offert par les valises permettra d’éviter de porter un sac à dos lors des longs trajets. Volontaire, le moteur se fait toutefois plus discret que sur le Fat Bob, avec une sonorité plus mesurée. Dommage pour la frime, mais très appréciable pour se lancer dans de longs trajets.

De longs trajets qui pourront comporter quelques virages, la Switchback s’y comportant très bien. Ses suspensions filtrent bien les irrégularités du bitume et le moteur permet d’enrouler sur le même rapport en toute quiétude. Les larges repose-pieds finissent bien sûr par laisser leur empreinte sur le bitume, mais le rythme atteint est plus que correct.

En proposant un « petit » cruiser routier, Harley-Davidson vise juste et pourrait séduire une clientèle friande de petits weekends à moto, qui ne nécessitent pas un monstre du style Electra Glide, Honda Goldwing ou BMW K1600GT.

L’essentiel:
Harley-Davidson Dyna Switchback FLD
Couple: 126Nm
Poids en état de marche: 330kg
Prix: 23’800.- CHF

Jimmy

Commentaires

Alex a dit... le 11.01.2012 à 22:37

Ou donc êtes vous aller chercher que le Fat Bob 2012 était équipé du moteur 103 ? mon concessionnaire m'a certifié qu'en 2012 ce serait encore le 96...... Seule la switchback de la gamme Dyna aura droit au nouveau moteur. Conclusion: soit je me trompe, dans ce cas pardonnez ce commentaire, soit c'est vous qui êtes dans l'erreur. Dans ce dernier cas et compte tenu de la teneur de l'article, je trouve que vous manquez de professionnalisme.....visitez le site officiel HD, celui-ci confirme le 96 inch.....

Jim a dit... le 12.01.2012 à 14:53

Mea culpa maxima! On m'a déjà fait la remarque et j'avais soumis la question à HD Suisse. Suite à une discussion, j'avais compris que le FatBob était aussi équipé du 103. Effectivement non, mais pas de correction dans l'article! Veuillez pardonner mon manque flagrant de professionnalisme, je me flagellerai copieusement à l'aide du catalogue d'accessoires Harley...

Ajouter un commentaire

Plus de Moto