Mais avant tout, qui est « Phil Read »? Le nom a été donné à cette version du ARAI Chaser en hommage à ce très grand pilote.
Voilà qui est fait pour la présentation de ce grand pilote, si vous souhaitez plus d’infos : Phil Read
Tout y est, une housse de protection, des autocollants, un pin-lock, la notice et un flacon d’huile silicone.
Au premier abord, le casque paraît petit (en volume), ce sentiment sera confirmé en le confrontant à d’autres modèles présents lors du test (Shoei XR1100 et XR1000, Scorpion Exo1000 et HJC FG-15). Petit, mais pas seulement. Il est également léger. Le test de la balance révêlera un beau 1’400gr pour un taille S. L’étiquette arrière annonce un 1’380gr avec + ou – 50 gr d’écart. Le compte est bon !
N’ayant jamais eu de casque de la marque, je découvre certains points qui sont surprenants à mes yeux.
Des aérations dans l’écran ; tiens donc, pourquoi ne pas les avoir placées comme tout le monde ? Visite sur le site constructeur, Arai ne préfère pas percer la partie frontale du casque, car d’après eux, cela fragiliserait cette partie du casque. Bon, s’ils le disent… ne comptez pas sur moi pour faire le cobaye !
L’écran ne possède pas de cran, les guidages et réglages se font au millimètre prêt, un bon point, mais qui surprennent la première fois. Un petit ergot permet de verrouiller l’écran lors de vos arsouilles ou lors de forte pluie. Avec les gants, la manipulation n’est pas aisée ; l’ergot est un poil trop petit pour les grandes paluches (2XL tout même). Il m’est arrivé, à quelques reprises, de ne pas réussir à ouvrir ma visière. Une fois les gants retirés, pas de soucis, tout s’ouvre.
Ce dernier peut être équipé à votre convenance du pin-lock qui est livré d’origine. J’ai voulu testé sans, je ne recommencerai plus. La buée est alors incontrôlable et vous obstrue le champ de vision. Retour au bureau et mise en place de l’accessoire fort utile (pin-lock). Je ne l’enlèverai plus durant tous mes tests. Je regrette toutefois que ce dernier prenne autant de place dans le champ de vision.
Le soleil revient, vite, j’en profite pour mettre un écran fumé légèrement. Je me lance dans le démontage de ce dernier. Et bien, je n’ai jamais mis autant de temps pour changer un écran ; le système demande de la pratique pour se faire rapidement. Il faut tirer fortement sur les languettes, puis encore tirer fortement pour extraire l’écran. Bref, cette opération demande une bonne dose de dextérité pour réussir convenablement cette manoeuvre. Si vous en avez l’occasion, profitez d’être chez votre marchand pour lui demander de procéder à l’opération, cela vous évitera des sueurs.
Le casque possède trois ventilations : une à la mentonnière, une sur le dessus du casque et une sur l’arrière.
La ventilation de mentonnière est redoutable d’efficacité. Tellement efficace que j’ai du la mettre sur position semi-ouverte, sinon l’apport d’air était trop présent à mon goût.
La ventilation du dessus est comme celle du devant, vous sentez l’air passer sur votre crâne. Fort agréable, je ne l’ai fermée que lors de temps pluvieux. Seul bémol, par deux fois et sous forte pluie, je me suis retrouvé avec les cheveux mouillés.
L’extracteur arrière est là pour évacuer l’air chaud, le système fonctionne fort bien. Pas de coup de chaud, la tête bien fraiche, tout comme les idées claires à l’approche d’un radar, rien à redire.
Passons à la meilleure partie, l’enfilage du casque et la douceur de ses mousses. Un vrai bonheur que de mettre sa tête dans un monde si doux
.
L’enfilage se fait aisément, il n’y pas besoin de rentrer sa tête en forcant comme pourrait le demander un Scorpion Exo 1000 à qui vous laisserait un morceau d’oreille lors de chaque enfilage. Là , tout se passe en douceur, le tissu est redoutablement efficace. Les peaux fragiles apprécieront. Reste à voir dans le temps…
La fermeture est de type Double-D, facile à manipuler et à fermer et, ce, même avec les gants. Elle se révèle un peu plus dure à l’ouverture. Là , ou, d’habitude, vous tirez sur la languette rouge pour détendre votre précieuse jugulaire, là, rien ne se passe, vous devez d’abord détendre les boucles pour pouvoir vous dégager. Au moins, votre casque ne risque pas de partir en cas de chute…
La légéreté du test de la balance se ressent lors du port. Le casque bénéficiant d’un gabarit très petit, le tout associé à un poids contenu, vous pourriez presque dormir avec.
Les mouvements, avec une combinaison circuit ou une veste d’été ou encore mi-saison, se font sans problème. Aucun frottement sur un col de veste n’a été relevé.
En roulage :
J’ai pu tester le casque dans plusieurs situations, le tout sur des machines bien différentes. De la sportive en passant par le trail et en finissant par le roadster.
La première chose que je relève, c’est le bruit. Le casque est dans la bonne moyenne, le volume sonore se veut assez silencieux.
Pas de sifflement, que ce soit avec les ventilations fermées ou ouvertes, rien à redire. D’ailleurs, ces dernières se manipulent facilement en roulant et, comme dit, plus haut, une fois ouvertes, votre tête sera bien aérée.
Niveau aérodynamique, rien à redire. Le casque subit peu les effets du vent. Je n’ai ressenti aucune douleur ou pression dans le crâne et, ce, même après deux heures de route non-stop. Le poids du Chaser en fera certainement un très bon allié lors de vos longues virées.
Lors de mon essai, j’ai subi, à deux reprises, des averses ; grâce au pin-lock, pas de buée et peu d’humidité sur l’écran. L’eau s’évacue rapidement de l’écran, est-ce dû à la forme de cette dernière ? Aucune idée. Seule la ventilation sur le dessus du casque m’a posé problème avec des infiltrations d’eau. M’enfin, ce n’est pas tous les jours que nous roulons sous la pluie.
Un casque qui est à la hauteur de son tarif, haut de gamme. Une qualitée de finition au top, une décoration aux petits oignons et, franchement, vous avez le choix dans la gamme Chaser. Un confort rare pour un casque à vocation sportive. Il vous aidera certainement à appréhender les longs trajets, grâce à son poids contenu et à sa facilité d’utilisation.