Dominique Aegerter nous a accordé une interview après sa fantastique 4ème place pour l'ouverture de la saison Moto2 au Qatar.
Suite à la blessure de Thomas Lüthi, Dominique Aegerter était le meilleur espoir suisse pour faire briller les couleurs helvètes sur l'asphalte Qatari et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a été à la hauteur !
Alors comment Domino aborde cette nouvelle saison ? Quels sont ses objectifs ? Quel regard porte-t'il sur le sport moto suisse ? Vous trouverez toutes les réponses ci-dessous.
Salut Domino, tout d'abord, félicitations pour ta 4ème place au Qatar pour l’ouverture de la saison 2013. Cette place était-elle celle que tu attendais ?
Je voulais terminer parmi les cinq premiers, donc je suis très heureux avec la quatrième place !
Tu as fini les saisons 2011 et 2012 Moto2 en 8ème position avec cependant une augmentation de points en 2012, quelle place vises-tu en 2013 ?
Mon but au classement final de cette saison est de finir en cinquième position.
Avec le départ de Márquez pour le MotoGP, et la blessure de Thomas, qui sera le chef de file pour faire évoluer la Suter ?
Pour l’instant, tous les pilotes roulent avec le même matériel. Qui sera le chef de file ? Je ne peux pas encore le dire pour le moment.
C’est ta quatrième saison en Moto2, peux-tu nous donner ton avis sur cette catégorie qui de l’extérieur se professionnalise chaque année ?
Il faut de la discipline, la routine et prendre plus de risques. Et très important, il faut un bon team et la famille, des amis et fans qui te soutiennent.
L’année 2012 a été émaillée par de nombreux faits de piste en Moto2, dont un certain nombre sont dus à Márquez, penses-tu que la catégorie soit peu sûre ?
Les courses de moto ne sont pas sans danger, tout le monde le sait. Il y a des règles qu’on doit suivre. Márquez est un pilote brillant même si tout n’était pas toujours sans menace...
Parle-nous de ta préparation hivernale ?
Je me prépare physiquement et mentalement pour la nouvelle saison, et je fais tous les jours du sport.
Vous êtes trois pilotes suisses à rouler sur des Suter, y’a-t-il une rivalité entre vous pour finir premier pilote suisse ?
Dans le privé, nous nous entendons bien, mais sur la piste nous sommes des concurrents qui font tout pour obtenir un bon résultat.
Parle-nous de tes débuts en compétition moto ?
A 3 ans, j’étais déjà sur une moto. A 5 ans, je faisais du motocross. En 2004, j’ai roulé sur la piste en championnat d’Allemagne et en 2008 sur une 125ccm en Grand Prix.
Avec le recul, quelles aides de quel organisme auraient vraiment pu t’aider à grimper plus vite ?
Pour moi, c’est très bien comme ça s’est passé, ça joue.
Es-tu d’accord pour dire qu’il manque aujourd’hui une cohésion entre les différents acteurs du monde de la moto en Suisse ? Par exemple, il y a de nombreuses années des championnats accessibles comme les coupes RD ou NSR étaient mises sur pied ?
Nous, les Suisses, nous n’avons pas de piste de course, alors pour tous les entraînements, il faut aller à l’étranger.
Enfin quels seront selon toi les champions du monde Moto2 et MotoGP ?
C’est très difficile à dire, nous sommes au début. Il y a tellement de bons pilotes. Tout est possible.























